• LE SYMPTOME CHARLATAN

    TEXTES REUNIS PAR LA FONDATION DU CHAMP FREUDIEN.

    Le symptôme freudien est un savoir. et qui pourrait parler. Mais il y faut la croyance, dit Lacan. Sur quoi porte-t-elle' Sur le sens qu'il recè­lerait, et qui serait à déchiffrer. Pourtant, le symptôme est aussi ce qu'il y a de plus réel dans la cure analytique : il résiste, on s'y cogne. on n'en peut mais, une répétition inexorable le soutient. le sujet sans cesse en souffre et en jouit. D'où la question récurrente dans le dernier ensei­gnement de Lacan : puisqu'il y a du sens dans la jouissance. se pourrait ­il qu'il y ait du sens dans le réel alors que la » notion - même du réel exclut le sens.
    C'est une mise en question des fondements mêmes de la psychana­lyse bien plus radicale, bien plus méchante et pertinente, que les cri­tiques éventées, édentées, qui ne lui ont jamais manqué.
    Que Freud ait été un charlatan, il n'y a que des imbéciles pour le croire, que des négationnistes pour le dire. La vraie question n'est pas celle-là, mais bien que le symptôme lui-même est charlatan. Un réel qui parle et qui ment, voilà à quoi nous avons à faire dans l'analyse. Comment le penser? Comment s'en débrouiller?
    Les post-modernes avaient cru se débarrasser du réel dans le même temps qu'ils dépréciaient la vérité (« il n'y a que des interprétations »). Ils ont en définitive nourri le nouveau bon sens, sceptique et techni­cien. L'heure est aux sagesse-orientales, libérales-et aux Lifestvle Drugs - Prozac, Viagra. La voie lacanienne n'a rien à voir avec ces idéaux d'anesthésie. Elle discrimine entre le semblant et le réel. Elle élabore
    Le reel special qui est celui de la clinique « l’impossible à supporter ».
    Jacques-Alain Miller.
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    FRANCOIS FURET LA REVOLUTION FRANCAISE.
     
    Ce volume contient : Penser la Révolution française -La Révolution de Turgot à Jules Ferry, 1770-1880 • Portraits : Mirabeau, Rousseau, Chateaubriand, Quinet • « L'intelligence du politique », suivi de « L'Ancien Régime et la Révolution », « La Révolution sans la Terreur?... », « La Révolution dans l'imaginaire politique français », « L'idée française de la Révolution », et autres articles • « 1789-1917 : aller-retour » • « La Passion révolutionnaire au xxe siècle » • Bibliographie • Index
     
    Avec Penser la Révolution française(1978), François Furet, en désacralisant la Révolution, en contestant une historiographie qui admettait mal la prise de distance à l'égard de l'objet, faisait oeuvre révolutionnaire. Dix ans plus tard, dans La Révolution de Turgot à Jules Ferry (1988), il remplissait ce programme iconoclaste. Et au fil de nombreux articles autour du bicentenaire de 1789, il approfondissait encore sa réflexion sur le rapport de la Terreur et de la Révolution, sur la place de 1789 comme de 1793 dans l'imagination des Français, sur la relation complexe qu'ils entretiennent avec le grand événement de leur histoire. Il annonçait aussi, pour le futur, l'étude de la pérennité des passions révolutionnaires.
     
    Dans tout ce parcours, ponctué de saisissants portraits, il combinait l'énergie de l'investigation intellectuelle avec le bonheur de l'écriture. « Une oeuvre, avait-il écrit dans Penser la Révolution, c'est une question bien posée. » À condition d'ajouter qu'elle doit être portée aussi par la force et la grâce du talent, la définition convient assez bien à la sienne.

     

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  • WILLIAM BLAKE 
    LE MARIAGE DU CIEL ET DE L ENFER

    Introduits par le Livre de Thel (1789), figure de la prise de conscience enfantine de la Mort, le Mariage du Ciel et de l'Enfer (1793) et l'Évangile éternel (1818), réunis ici pour la première fois en seul volume, sont les deux « réécritures » blakiennes de la Torah juive et des Évangiles chrétiens.
     
    Blake l'affirme lui-même : il veut écrire une autre Bible - il va jusqu'à évoquer une « Bible de l'Enfer ». Messie négatif, transgresse-t-il la « loi » pour mieux l'affirmer ? De quel « Exil » serait-il la promesse enfin tenue ? Au delà des « influences » et des « sens », qu'est-ce qui motive le poète ?
     
    Blake n'est pas, comme le voulut Bataille, un poète du Mal. Il « montre » le Mal, mais c'est pour le fondre dans la Contradiction universelle, pour démontrer qu'il mène à la possibilité du Bien !
     
    Il s'en prend vigoureusement aux « institutions », mais sa Bible noire et son Evangile blanc sont des approches poétiques et mystiques qui dessinent les contours de la même Loi fondamentale : il y a du symbolique et ce champ est la dimension et l'espace du Père.
     
    Excellent connaisseur de la Bible et de la Kabbale - jusqu'à apprendre l'hébreu pour les lire dans le texte -, loin de vouloir brûler les Livres, il en rappelle l'évidence poétique. Le feu qui y brille est celui de la révolte intérieure, de l'aspiration à l'Absolu, l'appel sans fin à la transgression suprême et quotidienne.
     
    Alain Suied

     

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    HISTOIRE DES FLÉAUX ET DES CALAMITÉS EN FRANCE.
    Notes de quatrieme de couverture.
     
    Raz de marée, tremblements de terre, accidents nucléaires, épidé­mies nouvelles... La nature, ses déchaînements, l'erreur, voire la folie humaine dans le monde, alimentent l'actualité et suscitent une angoisse : si cela arrivait en France? Cela est déjà arrivé. Hier, les pestes, les famines, les pillages, les inondations, les séis­mes, toutes calamités mentionnées dans les livres de raison des curés, les mémoires, les registres de notaires... ont ponctué notre histoire. Elles font apparaître un fond commun d'expressions, de comportements, de représentations profanes ou religieuses, matérielles ou mentales, mythiques ou symboliques, pétries d'obsessions, de fatalité, d'espoir... C'est autour d'elles, autour des mutations et des ruptures qu'elles ont provoquées dans l'ordre psychologique, moral et social, que les historiens lisent à la fois le malheur ancien et la reconstitution du tissu social, dégagent ce qui conditionne, aujourd'hui, nos réactions face aux menaces du XXIe siècle.
    C'est cette dimension de notre mémoire collective que reconstitue LES MALHEURS DES TEMPS, ouvrage d'esprit nouveau réalisé par une équipe de chercheurs de renom international. Les fléaux et les calamités y sont analysés, tels qu'ils ont été vécus et représentés, tels qu'ils ont évolué jusqu'à nos jours, réactivant toujours la relation des Français à la peur, au tragique, à la mort.





     

     

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