• Meïr Cohen Une histoire d’Alix

    Meïr Cohen


    Une histoire d’Alix


    Pourquoi taxe-t-on les lucides, qui déplorent les aberrations du monde et plus précisément la malheureuse société française, de naïfs et d’idéalistes ? cette absence de droit à la bonne colère est-il supportable pour toute une génération sacrifiée, mal aimée et incomprise, oubliée sans doute…

    Les mots de Meïr pénètrent le mariage d’Alix. Une petite colère arrive. Oh, elle a l’air de rien mais elle nous libère et nous décrasse en profondeur. C’est bon parce que ne s’expose pas sans honnêteté, la vraie, la sienne, sans un immense amour, sans le bonheur plein d’être vivant. Meïr ne se raconte pas, ne se transcrit pas, ne se copie pas, il nous plonge dans ce mariage qui ne raconte pas un  » mariage «

        Le bâtiment entier s’éteint. Plus personne aux lumières les manettes, le temps du battement des grosses-caisses contre le mur, tout résorbé, un silence, tout du velours maintenant. Après le grand bruit on parle bas on interroge, parfois on s’inquiète, deux ou trois secondes un mariage comme celui-ci, le mariage d’Alix, repose sur un fusible tout en équilibre, le poids d’une salle des fêtes sur sa minuscule rondeur, le fusible parfois il craque, il est mort le fusible.Arrêt brusque d’activités humaines, les humains sont contents tant qu’on aperçoit de la lumière au plafond et dans le couloir, sinon on s’inquiète, si la lumière électrique s’interrompt l’appréhension surgit parmi le groupe humain, on s’inquiète, une lumière éteinte au beau milieu du bal éveille des effluves de mort, nous piochons chacun pour soi dans le stock d’imaginaire catastrophique, lumière éteinte nous voici partis, l’Aventure du Poséidon, la salle des machines la pression, les hublots.


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