• LA FACULTE DE JUGER.

    LA FACULTE DE JUGER

    Juger, c'est trouver l'exemple qui atteste la loi. Et, inversement, quand on n'a pas la loi d'abord, c'est imaginer la règle que recèle et qu'exige le cas.
    Le juge dispose d'un code, le cas à juger y est traité. L'arrêt se termine alors, en principe, par application de l'un à l'autre. Mais en fait le juge doit encore juger que le cas est bien tel cas prévu par le code. Ou pire, si le cas n'y est pas traité, le juge doit en juger sans règle préétablie, et son jugement peut faire jurisprudence. Cette « prudence » est la vertu de se bien guider sans boussole. Avant l'institution.
    Déboussolés autant et plus que nous le sommes, six philosophes exami­nent ici comment juger quand la loi manque. L'occasion leur en est donnée par les écrits de l'un d'eux, Lyotard, lors d'un colloque à Cerisy en 1982.
    Le présent titre fait allusion à Kant. La force de juger ne fait pas seulement l'objet de la critique, elle est ce qui tend son ressort. Elle s'exerce et se réflé­chit dans l'éthique et la politique, dans l'évaluation pratique ou esthétique, dans l'invention littéraire, scientifique, artistique. Elle est peut-être toute l'énergie du philosophe, sa faiblesse invincible.
    Derrida, Descombes, Kortian, Lacoue-Labarthe, Lyotard, Nancy.
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