• La construction du personnage


    Quatrième de couverture

    Pour la plupart des hommes de théâtre français, Stanislavski est quelque chose comme un saint, un héros, un sage ou un fou. Copeau lui-même disait de lui : " Pendant de longues années, la légende de Constantin Stanislavski a brillé pour moi dans un lointain qui me semblait inaccessible ". En URSS, après avoir été tenu en suspicion après la Révolution d'Octobre, il a été remis sur son socle et transformé, bon gré mal gré, en un redoutable " petit père " du réalisme socialiste ; aux USA, il est devenu, à l'inverse, une espèce de grand sorcier du théâtre adoré au temple désaffecté de l'Actor's Studio. Or dans ce livre Stanislavski résume finalement très simplement l'essentiel de son expérience et de son enseignement : pour lui il s'agit avant tout d'incarner sur scène un personnage au lieu de se contenter de le revivre, démarche qui suppose le contrôle et la critique de soi, grâce à l'usage équilibré d'une technique tant spirituelle que corporelle. Vie intérieure et vie extérieure doivent se soutenir mutuellement afin de libérer totalement l'acteur. Loin d'être asservi, il devient alors créateur, jouant à volonté de son instrument et trouve, comme l'a dit Jouvet, avec le véritable sens de son métier, celui de sa propre vie.
    « Der Himmel Ueber Berlin / Wings of DesireL'univers esthetique de pasolini (album de l'exposition a paris sorbonne, nov-dec. 1984) »
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