• L'AFFAIRE GUINGOUIN

    L'AFFAIRE GUINGOUIN 

    Le 23 février 1954, Georges Guingouin est victime d'une tentative d'assassinat maquillée en suicide dans une cellule de la prison de Brive. Deux mois plus tôt, son incarcération surprise avait provoqué une grande émotion et fait la une des journaux. Le « premier maquisard de France » est, en effet, une figure majeure de la Résistance. A la tête de ses troupes, il a donné bien du fil à retordre à l'occupant et au pouvoir de Vichy. Le général Eisenhower reconnaîtra que le maquis limousin « a sauvé la tête de pont alliée » lors du débarquement de Normandie.
    Georges Guingouin est un personnage hors normes, un communiste lucide qui n'obéit pas aux diktats de son parti. Rebelle dès le 18 juin 1940, alors que le P.C.F. tente de pactiser avec l'occupant, Guingouin pense à la guérilla. Lorsque la hiérarchie lui intime l'ordre d'attaquer la garnison allemande de Limoges en juin 1944, il refuse pour éviter à la ville un sort dramatique. A plusieurs reprises, le Parti communiste tente de lui faire payer le prix de cette indépendance d'esprit et d'action : pendant la guerre, des tentatives d'exécution échoueront de peu !
    Maire de Limoges de 1945 à 1947, il sera, fin 152, exclu de son parti selon les procédés les plus bas de la tradition stalinienne. Curieusement, à ce moment-là, on déterre des tiroirs de la police judiciaire une sordide affaire de droit commun officiellement classée depuis des années... De toutes parts, on va s'efforcer de salir, dans le sang et l'encre mêlés, celui que le général de Gaulle avait fait Compagnon de la Libération (distinction rarissime dans les rangs communistes). Après bien des péripéties politico-judiciaires, après une campagne de presse savamment orchestrée, après avoir frôlé la mort dans les geôles et l'univers psychiatrique de la IVe République, Georges Guingouin sera totalement innocenté par la chambre des mises en accusation de Lyon en 1959.
    Journaliste de télévision, Michel Taubmann, au terme d'une enquête de sept années, démêle l'écheveau tissé dans l'ombre par de bien troublants personnages.
    « ANSELM STRAUSS Miroirs et masquesJEAN CLAUDE GUILLEBAUD LA TYRANNIE DU PLAISIR. »
    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires

    Vous devez être connecté pour commenter