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Par Traumatome dans - BDLIVRES.COM - Accueil - le 11 Mars 2010 à 01:10VARLAM CHALAMOVRECITS DE LA KOLYMA
Les Récits de la Kolyma, réunis pour la première fois en français, retracent l'expérience de Varlam Chalamov dans les camps du Goulag où se sont écoulées dix-sept années de sa vie. Fragments qui doivent se lire comme les chapitres d'une oeuvre unique, un tableau de la Kolyma; ces récits dessinent une construction complexe, qui s'élabore à travers six recueils. Chaque texte s'ouvre sur une scène du camp. Il n'y a jamais de préambule, jamais d'explication. Le lecteur pénètre de plain-pied dans cet univers. Les premiers recueils, écrits peu après la libération, portent en eux toute la charge du vécu. À mesure que le narrateur s'éloigne de l'expérience, le travail de la mémoire se porte aussi sur la possibilité ou l'impossibilité de raconter le camp. Certains thèmes sont alors repris et transformés. La circulation des mêmes motifs entre différents récits, différentes périodes, constitue à elle seule un élément capital pour le décryptage de la réalité du camp ; on y retrouve la grande préoccupation de Chalamov : comment traduire dans la langue des hommes libres une expérience vécue dans une langue de détenu, de « crevard », composée de vingt vocables à peine ? Les récits-s'agencent selon une esthétique moderne, celle du fragment, tout en remontant aux sources archaïques du texte, au mythe primitif de la mort provisoire, du séjour au tombeau et de la renaissance. On y apprend que le texte est avant tout matière : il est corps, pain, sépulture. C'est un texte agissant. À l'inverse, la matière du camp, les objets, la.natute, le corps des détenus, sont en eux-mêmes un texte, car le réel s'inscrit en eux. Le camp aura servi à l'écrivain de laboratoire pour capter la langue des choses. Le camp, dit Chalamov, est une école négative de la vie. Aucun homme ne devrait voir ce qui s'y passe, ni même le savoir. Il s'agit en fait d'une connaissance essentielle, une connaissance de l'être, de l'état ultime de l'homme, mais acquise à un prix trop élevé. C'est aussi un savoir que l'art, désormais, ne saurait éluder.
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Par Traumatome dans - BDLIVRES.COM - Accueil - le 11 Mars 2010 à 01:06Le langage silencieux
Edward T. Hall a montré, dans la Dimension cachée, que l'espace interpersonnel est une dimension de la culture. Le Langage silencieux avait conduit cette réflexion sur d'autres systèmes du même genre, et notamment le temps.
Qu'est-ce qu'être en retard? qu'est-ce qu'attendre? par exemple. Le message exprimé là est différent selon qu'il vient d'un Européen, d'un Américain ou d'un Japonais. Ainsi le temps et, plus largement, la culture, sont-ils communication, autant que la communication est culturelle. Communication qui cache plus de choses qu'à première vue elle n'en révèle. A travers de nombreux exemples aussi précis que souvent cocasses, Edward T. Hall développe ainsi la théorie des systèmes de communication non verbaux.
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Par Traumatome dans - BDLIVRES.COM - Accueil - le 11 Mars 2010 à 01:04BERIATHADDEUS WITTLIN
L'OEUVRE : Ce livre présente la première biographie de Lavrenti Pavlovitch Beria, chef durant quinze années de la police secrète de Staline et de son réseau mondial d'espionnage, un personnage tout-puissant et omniprésent qui se complaisait dans le mystère. Commandant en chef de la puissante armée du NKVD, dictateur des arts, des lettres et de la presse, ministre de l'Intérieur, administrateur des camps de travail du Goulag et des industries qui en dépendaient, maréchal de l'Union soviétique et vice-président du Conseil des ministres, Beria était vraiment devenu le n° 2 du régime. En fait, il n'est aucune action, d'ordre politique ou militaire ayant jalonné la dynamique soviétique de 1941 à la guerre froide, dont Beria n'ait été l'inspirateur ou l'exécutant, ou les deux à la fois.
L'ouvrage est aussi une étude psychologique poussée de l'homme que Svetlana Allilouïeva, fille de Staline, décrit comme "la personnification de la perfidie, de la bassesse et de l'hypocrisie orientale" et dont Khrouchtchev a prétendu que "rien de ce qui était répugnant ou sournois ne lui était étranger".
Depuis sa jeunesse, Beria ne s'était intéressé qu'à ceux qui pouvaient lui permettre de gravir les échelons, utilisant sa parfaite connaissance des faiblesses humaines, extorquant par la ruse et obtenant par l'intrigue politique cette puissance dont il avait fait son but suprême, écrasant sans pitié aucune ceux qui semblaient lui barrer la route du pouvoir. Son ambition, froide et fanatique, le rendait, Staline disparu, dangereux pour la haute hiérarchie du Kremlin. S'il existe plusieurs versions de sa mort, forcément invérifiables, sa liquidation discrète, à l'exemple de celle de ses innombrables victimes, ne fait pas de doute. Beria, toujours si bien inspiré, n'avait pu maîtriser, ni même concevoir I"`après-Staline".
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Par Traumatome dans - BDLIVRES.COM - Accueil - le 11 Mars 2010 à 01:00Slawomir Mrozek
traduit du polonais parAndré Kozimor
Un singe qui endosse par facétie un uniforme de général est-il encore un singe ? Non, il devient général. Un général dépossédé dudit uniforme est-il encore un général ? Non, il devient un misérable être humain.
Légers en apparence, mêlant le cocasse et le bizarre, les propos que tient ici Mrozek sous forme d'«anecdotes tirées de l'histoire la plus récente» évoquent la banalité de l'oppression, vécue sous toutes les latitudes, et illustrent une fois encore ce goût spontané de l'absurde, allègrement dévastateur des idéologies et de toutes les certitudes, qui a fait de lui l'égal de Gombrowicz et de Beckett.
«La lecture de Mrozek est dangereuse : une fois que ses mots se sont insinués dans votre cerveau, vous êtes perdu, vous ne pouvez plus contempler et le monde et vous-même sans frémir. » Le Monde
Né en 1930 près de Cracovie, Slawomir Mrozek est le plus célèbre dramaturge polonais : Tango, Les Emigrés ont été joués dans le monde entier. Dessinateur humoriste, il est aussi l'auteur de nombreuses nouvelles. Albin Michel a publié Tango, L'Eléphant, Les Porte-Plume, Une souris dans l'armoire.
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Par Traumatome dans - BDLIVRES.COM - Accueil - le 11 Mars 2010 à 00:58LE SYMBOLISME DES ANIMAUX DANS LES CATHÉDRALES
Que signifient sur nos cathédrales ces chiens débonnaires, ces sirènes maternelles, ces lionceaux joueurs, ces centaures lubriques, ces monstres grimaçants ? Les statues d'animaux conçues par les bâtisseurs de cathédrales composent un foisonnant bestiaire de pierre dont le symbolisme donne les clés de beaucoup d'interrogations millénaires sur la destinée humaine, la morale, l'astrologie, l'occultisme, la science, la mythologie, l'histoire, la satire.
Marie Josèphe Wolff-Quenot, biologiste, amoureuse des cathédrales, a étudié avec passion celle de Strasbourg, une des plus riches d'Europe. La généralisation est aisée tant l'inspiration est unique. Ces animaux de pierre nous initient au symbolisme universel.
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