•   La Société concentrationnaire :

    Analyse de la société de consommation.

    Claude Boudet

     

    Quand on parle de société de consommation, on annonce immédiatement la finalité de la société en question et peut-être de quelque société que ce soit. Les. hommes se groupent en société pour parvenir à un équilibre économique entre leurs besoins, leurs moyens de subsistance et les produits qui, résultant de ces moyens, satisfont leurs besoins vitaux. L'essence réelle de l'économique n'est pas tant les besoins ou les produits que la consommation même des produits en réponse aux besoins qui les appellent. L'essence de la société est la consommation.
    C'est du moins ce que la société de consommation de masse veut nous faire croire... C'est en cela que le monde où nous vivons est concentrationnaire. Toute question, tout problème est ramené à la dimension économique, à la dynamique de la consommation, est « consommé » en tant que tel. Un modèle consommatoire est toujours disponible qui l'absorbe en le systématisant. C'est ce que nous appelons régulation psychique ; par elle la société de consommation fait entrer dans son système tout ce qui pourrait faire obstacle à l'équilibre économique idéalisé par lequel c'est la consommation anonyme et généralisée qui justifie n'importe quelle production.
    Les moments de cette régulation sont l'érotisme, la publicité, la violence..., il en est sans doute d'autres. A travers eux, l'individu ne parvient plus à se créer des valeurs personnelles durables car toutes, par le jeu mobile de l'inconscient, sont socialement concentrées, c'est-à-dire centrées ensemble en fonction du seul centre possible qu'est la consommation.

     

    La société concentrationnaire. Claude Boudet.

     

     

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  • Je descend dans la rue, déjà habituellement je ne vais pas aussi loin, je suis un peu casanier, la dernière fois que je suis sorti du salon ma femme a appelé la Police pour signaler un enlèvement. Ils m'ont retrouvé dans la cuisine, le commissaire voulait appeler TF1, il disait "avec un scoop comme ça je passe commissaire supérieur avec15 euros de prime".
    Mais TF1 y croyait pas, ils sont pas venus.

    J'ai dû quand même m'expliquer, j'ai dit ;
    -Je ne savais pas que c'était comme ça, qu'il y avait de la vaisselle à faire, je croyais juste que c'était un endroit avec des trucs à manger."

    La Police était mitigée, le commissaire à dit;
    - D'autre part je ne vois pas qui aurait eu l'idée de l'échanger contre une rançon ?
    Le sous-commissaire a argumenté:
    - Peut-être qu'il voulait s'échanger contre sa rançon ? Ou bien le contraire il aurait envoyé un message disant que si on ne paie pas il revient ?

    Mais bref, aujourd'hui je descend dans la rue, cela faisait longtemps, rien n'avait changé; il pleuvait.

    Je vois un homme appuyé contre un mur, en sueur, il tremblait, l'air bizarre, au premier regard je vois bien qu'il n'est français que depuis quatre siècles, à priori je pratique la méthode BFM; je me méfie.

    Je m'approche, je lui demande ;
    - ça ne va pas ? Un malaise ? Un rappel d’impôt ? Un communiqué du gouvernement ?
    Il suffoque, j'entends indistinctement;
    - Pire, pire...
    Nous sommes en France et je me demande ce qui peut arriver de pire ?
    Je cherche des précisions, je questionne ;
    - Pire ? Pire ?
    Il entérine:
    - Pire! Pire!

    Il tousse, je crains pour sa survie, je sens bien que c'est très grave, je lui demande, dites moi ce qui ne va pas, donnez moi un indice, pas besoin de me donner un renseignement précis, j'ai chez moi une très valorisante collection de livres, je prendrais le temps de m'instruire sur les
    conséquences de vos déboires.

    Et là, il s'écrit:
    - Alain Finkielkraut a été reçu en séance solennelle sous la Coupole !
    Je m'étonne du peu événementiel, nous voici au stade des bluettes, je lui explique:
    - C'est une banalité, il est académicien, Valls est premier ministre, Si Landru était vivant il serait à la condition féminine, il faut vivre avec son siècle, les bœufs sont des chevaux dans les conserves et les chevaux sont des bœufs au PMU. C'est juste de la modernité, cette pommade factice que le "moderne" se passe entre les fesses les jours de commémoration.

    Le voilà qui tombe en larmes, il s'accroche à mon col, implore:
    -Monsieur ! je n'en peux plus! Achevez moi !

    Voilà.

    Si quelqu'un pouvait me débarrasser du corps le temps que je trouve un meilleur alibi.

    -Tom Soluble -2016 -

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  • Après un événement qui a bouleversé sa vie, Aurore nous propose, telle une confidence, le récit de ses relations amoureuses et érotiques. Mais quel est le véritable enjeu de ce parcours où l'âme et le corps se cherchent au-delà des émotions ? Elle nous entraîne, à travers des rencontres exceptionnelles et passionnantes, dans une liberté d'aimer singulière. Une expérience où la réalité est constamment modifiée et adaptée, d'abord à son insu, mais dans quel but ? Elle garde ce secret pendant vingt-huit ans, jusqu'au jour où...

    « Nathalie Cougny livre un premier roman passionnant, au ton très personnel et à l'inspiration très sensuelle. Une invitation à se libérer des tabous, à assumer les appétits de l'âme et du corps, pour redonner à l'amour tout son sens et sa valeur : une ouverture fondamentale à l'autre, pour mieux se reconquérir soi-même... « Donne-toi, que tes mains s'ouvrent comme des yeux », écrivait le poète amoureux Paul Eluard. Le livre de Nathalie Cougny aussi se lit avec les mains, les yeux, le cœur. » Estelle Gapp, France Inter

     

    "Une mise à nu où la sensualité se partage avec une analyse lucide des relations entre les hommes et les femmes. Comme l'écrivait Henry Miller : « De temps en temps un individu rompt les amarres, change de vie, mais il n'est que l'exception qui confirme la règle. La personnalité puissante est celle qui secoue les chaînes de tous les mondes formulés d'existence, et invente le sien propre». Une fois que vous aurez découvert le monde d'Aurore, tous les autres mondes vous paraîtront incomplets. Et c'est une véritable personnalité puissante, Nathalie Cougny, qui signe là ce premier roman particulièrement troublant." Denis Benedetti, écrivain, libraire.

     

    Amour et confusions , Nathalie Cougny .

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