• ALBERT CARACO HUIT ESSAIS SUR LE MAL.

    ALBERT CARACO HUIT ESSAIS SUR LE MAL. 

    La source de tout mal est en l'incohérence, il n'est de bien sans la révision perpétuelle ni la réforme permanente : c'est avouer que le souci prélude à nos démarches, et qu'en un temps où les repères se déplacent, ceux qui ne veillent sont coupables et ceux qui les incitent à dormir, les instruments du mal sous la figure du bien même.
    Qu'est-ce que l'homme libre ? Un orphelin. Il n'est de Père au Ciel, et dans le monde où nous vivons il n'est plus de refuge. Aussi faut-il que les yeux s'ouvrent désormais et que l'espèce parvenue à sa majorité réponde. Il ne s'agit pas de tout abolir, il nous importe de tout repenser et de reconquérir un ordre.
    Plus que jamais la lettre tue et nous ne voulons pas mourir pour ce que nous savons bien mort. Nos moyens nous assignent un devoir qui parut sacrilège : celui de prendre sur l'autel et de fonder ce qui nous porte. Le mal commence à partir du moment où nous nous dérobons à cette double audace, à quoi l'histoire ne fournit de précédent.
    La démesure et l'ignorance sont mères de l'incohérence, nous n'avons plus le droit de professer que la folie est sainte et que le refus des lumières est une preuve de sagesse. Les hommes méritaient d'être les rois de la création et semblent les valets de sa ruine, le mal n'est fort que parce qu'ils se jugent faibles.
    A. C.
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