• LA PAROLE OU LA MORT

    On peut lire ce livre comme un exposé qui suit l'ordre des raisons, chaque chapitre conduisant à une question qui renvoie au chapitre suivant, jusqu'à la conclusion. Mais on peut aussi commencer par le chapitre de son choix, sinon en l'ouvrant à la page qu'on veut; je conseillerais même au lecteur qui trouve les discussions logiques quelque peu arides, sinon rébarbatives, de lire le premier chapitre à la fin. On peut considérer le chemin parcouru par ce livre comme une suite de vues de bout en bout centrées autour de deux questions jumelles : qu'estce qui fait l'unité d'une société ? - question à laquelle certains auteurs contemporains essaient de répondre en combinant l'homo economicus de Bentham avec l'homo sociologicus de Durkheim, et qu'est-ce qui fait que, malgré cette unité en dehors de laquelle il semble pourtant que la vie humaine ne serait pas possible, nous vivons, selon le mot de Conrad, comme nous rêvons : seuls ? - question à laquelle on répond plutôt maladroitement en faisant appel aux sacrifices que la civilisation impose à l'individu et aux refoulements qu'elle dicte.    M.S.
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